Vue d’ensemble des ouvrages
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Ouvrages

Cet ouvrage a été édité en hommage à Francis Favereau, professeur des universités en retraite après une vie professionnelle active, riche et fructueuse. Francis Favereau jouit d’une grande renommée en Bretagne et ailleurs, notamment en raison de son apprétit de découverte, d’échanges et grâce à sa force de travail. Il est l’auteur d’un dictionnaire breton-français/français-breton qui nourrit et aide à l’enrichissement de la pratique linguistique de milliers de bretonnants.

Ronan Le Coadic (éd.) (2018). Francis Favereau : mélanges en hommage au passeur de mémoire, Skol Vreizh, 632 p.

Le breton du Goëllo — employé dans la région de Paimpol —  est vraisemblablement le dialecte le moins connu de la langue bretonne. Cet ouvrage est la version revue, augmentée, et traduite en breton d’une étude réalisée en français au début des années 1980.

Ronan Le Coadic (2010). Brezhoneg Goueloù, An Alarc’h Embannadurioù, 150 p. (breton)

Première – et seule – œuvre complète d’un écrivain de langue bretonne à avoir été publiée à ce jour. Éditée une première fois en 1999 à 1 000 exemplaires, elle a été épuisée en quelques mois et rééditée en 2005.
L’ouvrage réunit en un seul volume tous les écrits d’Anjela Duval, deux cents photos, vingt articles de fond, une
trentaine de traductions en diverses langues étrangères, etc. Soit un total de 1 286 pages de texte et de 48 pages de photos.

Ronan Le Coadic (éd.) (2005 et 1999). Anjela Duval. Oberenn glok, 1re et 2e éditions, Mignoned Anjela, 1286 p.

Recueil de cent poèmes en langue bretonne écrits par Anjela Duval, pour la plupart à la fin de sa vie. L’ouvrage comprend également une préface d’Ivona Martin, une chronologie de la vie et de l’œuvre de la poétesse bretonne, des notes explicatives, une bibliographie et un index alphabétique des poèmes.

Ronan Le Coadic (éd.) (1998). Stourm a ran war bep tachenn, Mignoned Anjela, 184 p.

Brezhoneg Goelo – Ronan Le Coadic

Étude (rédigée en français) du breton du Goëllo, dialecte de langue bretonne employé dans la
région de Paimpol.

Texte entier
Ronan Le Coadic (1982). Brezhoneg Goelo, Centre Culturel Anjela Duval (épuisé), 124 p.

Articles et chapitres extraits

À propos des relations entre langue et identité en Bretagne

Résumé : La société bretonne de la fin du XXe et du début du XXIe siècle se caractérise, notamment, par un fort attachement à l’identité bretonne, volontiers mise en avant par les acteurs politiques, économiques et médiatiques. La langue bretonne, qui constitue l’un des symboles essentiels de cette identité, fait l’objet de toutes les attentions ; cependant, sa pratique continue à s’effondrer. Dans ces conditions, les relations entre langue et identité sont cruciales : la langue a-t-elle été préemptée par un petit groupe de néolocuteurs volontaristes ? et les locuteurs natifs, quant à eux, sont-ils indifférents à l’identité bretonne ?

Article
(2013) International Journal of the Sociology of Language. n. 223 (Sept.), pp. 23–41.

Мы столкнулись с врагом, и  он  – это мы !  Бретонский язык вчера, сегодня, завтра
[Nous avons rencontré l’ennemi, et c’est nous ! La langue bretonne d’hier à demain]

Ouvrage complet

Article en russe

Ronan Le Coadic (2013), « Мы столкнулись с врагом, и он – это мы ! Бретонский язык вчера, сегодня, завтра » [La langue bretonne d’hier à demain] in Elena Filippova (éd.). Языки меньшинств. Юридический статус и повседневные практики. Российско-французский диалог  [Langues minoritaires. Statuts juridiques, pratiques quotidiennes. Dialogue russo-français], Institut d’ethnologie et d’anthropologie (Moscou), pp. 104-124.

Nous avons rencontré l’ennemi, et c’est nous

Résumé : Résumé Les statistiques alarmantes relatives à l’effondrement actuel de la pratique de la langue bretonne contrastent avec les résultats des sondages qui montrent un vif attachement des Bretons à leur langue ; un effet de ciseaux semble donc se dessiner. Cependant, les deux courbes ne représentent pas des réalités de même nature : la courbe de la pratique linguistique révèle des évolutions profondes, en partie démographiques, tandis que la courbe de l’attachement à la langue ne dénote que l’expression superficielle de sentiments. Il convient donc d’analyser plus finement le rapport des Bretons à leur langue, avant de suggérer quelques mesures d’urgence pour tenter d’inverser le changement de langue.
En soixante ans – des années 1950 aux années 2010 –, le nombre des locuteurs du breton est tombé d’un million à 200 000 personnes et, d’ici à la fin de ce siècle, il menace de se réduire à seulement 20 000 personnes. Comment comprendre un effondrement aussi brutal de la pratique de la langue bretonne ? Et surtout, dans quelle mesure peut-on envisager d’inverser ou d’atténuer la tendance ? La thèse du présent article est que si l’État français a joué un rôle majeur dans le changement de langue du siècle dernier, c’est à présent essentiellement d’un sursaut de conscience collective au sein de la société bretonne que dépend l’avenir du breton. Après avoir examiné l’effondrement du breton et la part que l’État a pu y prendre, nous évoquerons l’effet de ciseaux qui se fait jour que depuis quelques décennies et qui est caractérisé par une baisse de la pratique de la langue en même temps qu’une hausse de l’intérêt qu’elle suscite ; ceci nous permettra, enfin, de mettre l’accent sur les perspectives qui se dessinent et sur les pistes d’avenir.

Article en français
E. Durot-Boucé, Y. Bévant et I. Borissova (éd.) (2012). Les Sociétés minoritaires ou minorisées face à la globalisation : uniformisation, résistance ou renouveau ? Actes du colloque de Yakoutsk, 16-19 octobre 2012, tome 2, Tir, pp. 223-247

La souffrance en chantant

Résumé : La Première Guerre mondiale vue par les soldats bretons : dans leurs chants, en breton, ils n’ont pas seulement appelé la victoire de leurs vœux mais ont également exprimé une partie de leurs émotions et de leur souffrance, physique et morale, ce que l’on pourrait qualifier de  » trauma  » en langage médical.

Article
Gwendal Denis (dir.) (2010). Mémoire et trauma de la Grande Guerre : Bretagne, Catalogne, Corse, Euskadi, Occitanie, TIR, pp. 135-187

Les Bretons face au destin de leur langue

Résumé : En mai 2003, l’institut TMO Régions a procédé, sur l’initiative de Ronan Le Coadic, à un sondage d’opinion relatif à la façon dont les Bretons se représentent leur avenir. L’auteur compte en publier une analyse approfondie dans un prochain ouvrage. Cependant, dès à présent, il voudrait dévoiler dans ces Mélanges en l’honneur de Yann-Bêr Piriou les enseignements que le sondage révèle quant à l’opinion des Bretons sur l’avenir de la langue bretonne. 1 300 personnes ont été interrogées en mai 2003 par l’institut TMO dans les cinq départements de la Bretagne historique. Quelles sont les personnes qui se préoccupent de l’avenir du breton et celles qui ne s’en soucient pas ? Peut-on localiser les unes et les autres sur le territoire breton et dépeindre leurs principales caractéristiques ?

Article
Francis Favereau, Hervé Le Bihan (2006). Littératures de Bretagne, Mélanges en l’honneur de Yann-Bêr Piriou, Presses Universitaires de Rennes, 380 p.

Anjela Duval aujourd’hui

Article en ligne
Ronan Le Coadic (éd.) (2005 et 1999). Anjela Duval. Oberenn glok, 1re et 2e éditions, Mignoned Anjela, 1286 p.

Klask

Langue et modernité

Résumé : La langue bretonne connaît, depuis une dizaine d’années, une vague de popularité sans précédent qui contraste avec la chute de sa pratique. L’une des explications de cet apparent paradoxe ne résiderait-elle pas dans une relation dialectique mettant aux prises langue bretonne et modernité ? Au cours des cinquante dernières années, en effet, le rapport des Bretons à leur langue semble varier au gré des conceptions de la modernité, laquelle, conçue d’abord comme un arrachement à la tradition, est ensuite contestée avant d’être, à présent, renouvelée.

Article
(2001) Klask, vol. VII, Université de Rennes 2

The Breton Language: from Taboo to Recognition

Abstract : In 1993, while doing a study among students from the public high-school of Landerneau (Finistère) on individual and family practice of the Breton language, the author observed the following reactions. When he presented the theme of his study, many students could not help laughing, others blushed and only a few of the « best » students sitting in the front row remained calm, raising their hand to ask for further technical details. This was exactly the behavior that his junior high-school classmates and he had adopted twenty years ago while attending a class on sexual education … This awakened the author’s curiosity. Might there be a link between the repression of the Breton language and the repression of sexuality ? Later in the 1990’s, as the author was carrying out semi-directive interviews on Breton identity, this premonition seemed to be confirmed by the lapsus or the embarrassment expressed by several of the adults being questioned. Some of them seemed to harbor a secret and deep-seeded discomfort regarding issues of language and identity. These questions evoked something dirty and immoral, perhaps even dangerous, which should be hidden at all cost. Was this not a taboo, or the remains of a taboo ? This is the hypothesis the author shall be presenting here. As far as the Breton language is concerned, there remains a taboo. A policy of recognition is needed for such a taboo to be lifted once and for all.

Article
Richard F.E. Sutcliffe, Gearóid Ó Néill (ed.), 6th Annual Conference of the North American Association for Celtic Language Teachers : The Information Age, Celtic Languages and the New Millenium, University of Limerick, 2000, pp. 23-27

TES, une maison d’édition au service de l’enseignement du breton

(1999) «Le bilinguisme précoce, Actes du colloque international de Plésidy (Côtes-d’Armor)», octobre 1997, Klask, volume V, 1999, pp. 121-124

Le français, le breton, l'école – Tregarvan 1994

Paroles de marins pêcheurs, d’agriculteurs et de chefs d’entreprises à propos de la langue bretonne

(1997) Actes du colloque « Le français, le breton, l’école », Trégarvan, 29 avril 1994, Musée du Parc Naturel Régional d’Armorique, pp. 117-149

Association bretonne

L’identité bretonne

(1997) Association bretonne, tome CVI, janvier, pp. 327-333