Vue d’ensemble des ouvrages
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Ouvrages

Peut-on envisager quelque élément de comparaison ou de mise en écho entre le destin des Bretons, des Antillais, des Africains ou des Noirs de France, ou n’y a-t-il rien de commun ? Ce livre évoque les engagements, les politiques et les représentations liées à la domination et à la colonisation. Il aborde les formes de résistance à la domination. Il étudie ensuite la façon dont les dominés se pensent et dont, parfois, leurs discours se croisent. Enfin, il élargit l’horizon en traitant de la façon dont les questions de minorités dans le monde sont conceptualisées.

Ronan Le Coadic, Aurélie Épron (éd.) (2018). De la domination à la reconnaissance. Antilles, Afrique et Bretagne, Presses Universitaires de Rennes, 372 p.

Cet ouvrage rassemble les conférences proposées lors du colloque « Minorités & mondialisation ». « Comment se penser en tant que Breton, Yakoute ou Catalan par rapport à un espace plus vaste et dominant ? » était la question au cœur des débats.

Ronan Le Coadic (éd.) (2016). Minorités & mondialisation, BCD-Ermine, 192 p.

Les vidéos des conférences du colloque sont consultables ici :
Colloque Minorités & mondialisation – 2014

Cet ouvrage propose des apports théoriques destinés à concevoir la place des minorités. Il offre quatre études de cas relatives aux Basques et Catalans, aux Kabyles, aux Tatars et Bachkirs et aux Indiens d’Amérique du Sud. Il se penche également sur le cas de la Bretagne contemporaine, que les apports théoriques puis le détour par l’étude d’exemples étrangers viendront éclairer d’un jour nouveau.

Ronan Le Coadic (éd.) (2009). Bretons, Indiens, Kabyles… Des minorités nationales ?, Presses Universitaires de Rennes, 280 p.

Les sociétés démocratiques doivent traiter leurs membres comme des égaux mais, en pratique, cela s’est traduit pendant des siècles par une négation des différences. Quelle place faire aux groupes minoritaires qui souhaitent que leur identité soit reconnue et préservée ? En d’autres termes, comment combiner identités et société ?

Ronan Le Coadic (éd.) (2007). Identités et Société, de Plougastel à Okinawa, Presses Universitaires de Rennes, 378 p.

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Débats sur l'identité et le multiculturalisme

Ouvrage bilingue.[Sudoc] Actes du onzième colloque annuel du Réseau de suivi ethnologique et de prévention des conflits,qui s’est tenu à Rennes du 2 au 8 octobre 2004. Une collaboration scientifique d’EAWARN, Réseau de suivi ethnologique et de prévention des conflits, et d’ARBRE, Atelier de recherches bretonnes (ancien nom d’ERMINE, Équipe de recherche sur les minorités nationales et les ethnicités)

Ronan Le Coadic, Elena Filippova (éd.) (2005). Débats sur l’identité et le multiculturalisme – Диалоги oб идентиунoсти и мультикультурализме, Institut d’ethnologie et d’anthropologie, Académie des sciences de Russie (Moscou), 328 p.

La Bretagne existe, c’est une évidence. Mais qu’est-ce qui la fait exister ? Certains la voient comme un espace naturel, d’autres comme une entité culturelle, d’autres encore comme une unité administrative et politique. On doit donc se demander quels sont les différents éléments qui fondent l’identité de la Bretagne ? Quelle place y tiennent l’histoire, la langue, l’espace ? Comment cette identité s’inscrit-elle dans les enjeux contemporains ? Enfin, est-elle porteuse de projets pour l’avenir ?

Ronan Le Coadic, Nathalie Dugalès, Fabrice Patez (dir.) (2004). Et la Bretagne ? Héritage, Identité, Projets, Presses Universitaires de Rennes, 264 p.

Comment comprendre que, d’un côté, le monde se globalise et que, de l’autre, il semble se fragmenter sous l’effet de poussées identitaires de toutes sortes ? La mondialisation provoque-t-elle de l’uniformisation ou de la différenciation ? La poussée des identités met-elle en cause la démocratie ? Constitue-t-elle un refus de solidarité envers autrui, voire une forme de racisme ?

Ronan Le Coadic (éd.) (2003). Identités et démocratie, Presses Universitaires de Rennes, 416 p.

Commentaire de l’éditeur :
Que disent les Bretons d’eux-mêmes ? Comment se définissent-ils ? Comment voient-ils leur avenir ? Bref : comment peut-on être Breton à l’aube du IIIe millénaire ? Rédigé à partir d’une enquête approfondie et de nombreux entretiens, l’ambitieux ouvrage de R. Le Coadic constitue une contribution essentielle à la connaissance sociologique de la Bretagne d’aujourd’hui.

Texte entier
Ronan Le Coadic (1998). L’Identité bretonne, Éd. Terre de brume (épuisé), 480 p.

Articles et chapitres extraits

Communication filmée

Construction de l’identité en Bretagne aujourd’hui

Article
Ronan Le Coadic, « Construción da identidade na Bretaña de hoxe » in Jean François Botrel, Christine Rivalan e Ramón Villares (dir.) Galicia-Bretaña. Olladas comparadas. Santiago de Compostela, Consello da Cultura Galega, 2020

Les Bretons, des « nègres blancs » ?

Résumé : Peut-on parler de « nègres blancs » à propos des Bretons comme on a parlé de « white niggers » pour désigner les Irlandais émigrés aux États-Unis ? Nous chercherons d’éventuels éléments de rapprochement entre ces peuples si différents en examinant successivement quelques éléments d’histoire sociale (« une misère noire »), de représentations sociales (« les ténèbres ») et de stratégie identitaire (« montrer patte blanche »).

Article
Ronan Le Coadic, Aurélie Épron (éd.) (2018). De la domination à la reconnaissance. Antilles, Afrique et Bretagne, Presses Universitaires de Rennes, pp. 349-366

Identité et altérité en Bretagne : le droit du cœur

Résumé : On considère généralement qu’environ six mille langues sont parlées aujourd’hui au sein des deux cents États qui se partagent la planète. Cette estimation est approximative car, s’il est facile de compter les États, le dénombrement des langues est, en revanche, une tâche ardue et périlleuse, tant la notion même de « langue » fait l’objet de débats et de controverses. Nous ne mentionnons toutefois ces chiffres qu’à titre illustratif, afin d’évoquer la diversité interne aux États. Considérant qu’une trentaine de langues sont parlées, en moyenne, par État et que la diversité des peuples est loin de n’être fondée que sur des critères linguistiques, on peut, en effet, admettre qu’il existe vraisemblablement des peuples minoritaires dans la quasi-totalité des États de la planète, c’est-à-dire des groupes humains qui ne partagent pas l’ensemble des caractéristiques (linguistiques, culturelles, religieuses ou autres) du groupe dominant au sein de ces États. Will Kymlicka appelle « minorités nationales » les sociétés auparavant autonomes et territorialement délimitées qui ont été intégrées à un État devenu plus vaste. Par souci d’éviter toute confusion, il distingue ces « minorités nationales » (potentiellement aptes à exercer une certaine autonomie gouvernementale au sein d’un État) des groupes ethniques (les immigrants qui ont quitté leur communauté nationale pour s’installer dans une autre société) ainsi que des « nouveaux mouvements sociaux » (les mouvements formés par les homosexuels, les femmes, les pauvres, les personnes handicapées). Nous suivrons sa distinction et porterons exclusivement notre attention ici sur le cas des minorités nationales.

Article
Elena Filippova et Xavier Le Torrivellec (dir.) (2019) Les Nôtres et les Autres : retour épistémologique sur la perceptions des idéentités en Europe, Institut d’ethnologie et d’anthropologie, Académie des Sciences de Russie, pp. 243-267

Nous avons rencontré l’ennemi, et c’est nous

Résumé : Résumé Les statistiques alarmantes relatives à l’effondrement actuel de la pratique de la langue bretonne contrastent avec les résultats des sondages qui montrent un vif attachement des Bretons à leur langue ; un effet de ciseaux semble donc se dessiner. Cependant, les deux courbes ne représentent pas des réalités de même nature : la courbe de la pratique linguistique révèle des évolutions profondes, en partie démographiques, tandis que la courbe de l’attachement à la langue ne dénote que l’expression superficielle de sentiments. Il convient donc d’analyser plus finement le rapport des Bretons à leur langue, avant de suggérer quelques mesures d’urgence pour tenter d’inverser le changement de langue.
En soixante ans – des années 1950 aux années 2010 –, le nombre des locuteurs du breton est tombé d’un million à 200 000 personnes et, d’ici à la fin de ce siècle, il menace de se réduire à seulement 20 000 personnes. Comment comprendre un effondrement aussi brutal de la pratique de la langue bretonne ? Et surtout, dans quelle mesure peut-on envisager d’inverser ou d’atténuer la tendance ? La thèse du présent article est que si l’État français a joué un rôle majeur dans le changement de langue du siècle dernier, c’est à présent essentiellement d’un sursaut de conscience collective au sein de la société bretonne que dépend l’avenir du breton. Après avoir examiné l’effondrement du breton et la part que l’État a pu y prendre, nous évoquerons l’effet de ciseaux qui se fait jour que depuis quelques décennies et qui est caractérisé par une baisse de la pratique de la langue en même temps qu’une hausse de l’intérêt qu’elle suscite ; ceci nous permettra, enfin, de mettre l’accent sur les perspectives qui se dessinent et sur les pistes d’avenir.

Article en français
E. Durot-Boucé, Y. Bévant et I. Borissova (éd.) (2012). Les Sociétés minoritaires ou minorisées face à la globalisation : uniformisation, résistance ou renouveau ? Actes du colloque de Yakoutsk, 16-19 octobre 2012, tome 2, Tir, pp. 223-247

Этнопанорама 1-2

Во Франции нет меньшинств
[Il n’y a pas de minorité en France]

Article
(2009) Communication au VIII Конгресс этнографов и антропологов России (8e Congrès des ethnologues et des anthropologues de Russie), Orenbourg (Russie), 1-5 juillet 2009, in Этнопанорама (Ethnopanorama), n° 1-2 (27), pp. 6-11

Diversité, liberté, vitalité

Article
Giovanni Agresti, Mariapia D’Angelo (éd.) (2009). Renverser Babel. Economie et écologie des langues régionales ou minoritaires. Actes des troisièmes Journées des Droits Linguistiques (Teramo-Faeto, 20-23 mai), Rome : Aracne (« Lingue d’Europa e del Mediterraneo / Diritti linguistici », 4).

Les « minorités nationales » : vers un retour du refoulé ?

Résumé : Cet article porte sur les usages du concept de « minorité nationale », la façon dont son emploi a régressé en France et ses qualités heuristiques, se demandant, pour conclure, dans quelles conditions il pourrait revenir en grâce auprès de la communauté scientifique.

Article
Ronan Le Coadic (éd.) (2009). Bretons, Indiens, Kabyles… Des minorités nationales ?, Presses universitaires de Rennes, pp. 9 à 14 (Introduction) et 31 à 49.

Faut-il jeter l’identité aux orties ?

Résumé : Faut-il renoncer à l’emploi du concept d’identité ? C’est une éventualité assez fréquemment évoquée aujourd’hui dans divers cercles intellectuels français. On ne connaît pourtant guère d’exemples de renoncement collectif de la communauté des sciences sociales à l’usage d’un concept et il faut donc que celui-ci ait singulièrement démérité pour qu’on envisage de le jeter aux orties après l’avoir porté aux nues au cours des décennies qui précèdent. Il arrive, certes, parfois que le spécialiste d’un concept finisse, après de longues années de recherche, par honnir l’objet de ses efforts. Cependant, il est plus courant que les concepts de sciences sociales tombent d’eux-mêmes dans l’oubli que sous l’effet d’un renoncement concerté. L’exception qui confirme la règle est le rejet du concept de race auquel il fut unanimement procédé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. La communauté scientifique, après l’avoir abondamment utilisé au XIXe et au début du XXe siècle, abandonna ce concept au lendemain de la guerre, pour deux raisons majeures corrélées : d’une part, l’abus criminel qui en avait été fait par les nazis dans les conditions d’horreur que l’on sait ; d’autre part, la démonstration effectuée par les plus grands biologistes que la notion de race n’avait aucune réalité chez l’homme, qui constitue une seule espèce. Peut-être peut-on déduire de ce cas exceptionnel de renoncement collectif que, pour que la communauté des sciences sociales décide d’un commun accord d’abandonner un concept, celui-ci doit faire l’objet d’un même double mouvement de rejet : politique et moral, d’une part, scientifique, d’autre part. Est-ce le cas en ce qui concerne l’identité ? Si oui, un tel double mouvement de rejet est-il justifié ? Nous examinerons successivement les éléments du débat politique et moral relatif à l’identité puis du débat scientifique, avant de tenter d’en tirer quelque enseignement.

Article
(et Introduction)
Ronan Le Coadic (éd.) (2009). Bretons, Indiens, Kabyles… Des minorités nationales ?, Presses universitaires de Rennes

мультикультурализм
[Le multiculturalisme]

Article en russe
(2005) Этнопанорама (Ethnopanorama), n° 3-4, pp. 58-68

Débats sur l'identité et le multiculturalisme

Le multiculturalisme

Résumé : Le terme « multiculturalisme » a mauvaise presse en France, où il est fréquemment perçu comme une menace régressive d’éclatement des sociétés démocratiques modernes — fondées sur la volonté des citoyens de vivre ensemble — en multiples communautés ethniques figées, repliées sur elles-mêmes et négatrices de la liberté individuelle et des valeurs universelles. Avant d’entamer la discussion, rappelons que le terme « multiculturalisme » est polysémique : il peut être employé pour désigner un aspect de la réalité sociologique contemporaine, la pluralité culturelle ; il peut aussi représenter une conception philosophique du monde ; enfin, il évoque un ensemble de politiques publiques mises en œuvre afin de gérer la diversité culturelle . Dans le présent article, nous tenterons d’appréhender les vertus et les limites du multiculturalisme en évoquant tour à tour ces trois facettes, et en commençant par la prise en compte sociologique de la pluralité culturelle.

Article
Ronan Le Coadic et Elena Filippova (éd.) (2005). Débats sur l’identité et le multiculturalisme – Диалоги oб идентиунoсти и мультикультурализме, Moscou, Institut d’ethnologie et d’anthropologie, Académie des sciences de Russie, pp. 25-51

Modernité aiguë et minorité

Résumé : Que devient le minoritaire dans la situation de globalisation et d’incertitude qui caractérise notre période de « modernité aiguë » ? Il passe souvent du reniement de soi à l’affirmation identitaire, sans toujours parvenir — c’est notamment le cas en Bretagne — à quitter le registre des émotions pour celui de la réflexion et de la construction d’une identité-projet. Partout aujourd’hui, les relations sociales se dissocient de leur contexte ; toutefois, dans un monde global, les identités collectives ont aussi tendance à se recomposer. La globalisation rend obsolète l’idée d’un monde constitué d’espaces stato-nationaux clos et homogènes et incite à faire preuve d’imagination : quelles alternatives à l’État-nation peut-on envisager dans une société civile globale où les minorités seraient intégrées de façon plus égalitaire ?

Article
Ronan Le Coadic, Nathalie Dugalès, Fabrice Patez (dir.) (2004). Et la Bretagne ? Héritage, Identité, Projets, Presses Universitaires de Rennes, pp. 9-12 (« Introduction ») et 15-33

アイデンティティとグローバリゼーション
[Identités et globalisation]

(2004) ことばと社会 (Kotoba to Syakai – « Langage et société »), n° 8, novembre, Tôkyô, pp. 100-116

Introduction

Résumé : Les identités et la démocratie constituent deux ingrédients du monde parfois tragique dans lequel nous vivons. Un troisième ingrédient, la globalisation, rend l’ensemble complexe et volatil. Sur des questions si sensibles, il importe de poser les bases d’une réflexion solide et sereine. Comment comprendre que, d’un côté, le monde se globalise et que, de l’autre, il semble se fragmenter sous l’effet de poussées identitaires de toutes sortes ? La globalisation provoque-t-elle de l’uniformisation ou de la différenciation ? Que signifie l’élan identitaire : un repli sur soi, une crainte de l’autre, un refus des principes égalitaires universalistes ? Ou une façon d’être au monde, de revendiquer la reconnaissance de son altérité et l’extension à tous des principes égalitaires universalistes ? La mondialisation est-elle une menace pour la démocratie ? Ne peut-elle pas également être l’occasion d’un renouvellement démocratique ? Fondamentalement, l’enjeu majeur du processus démocratique n’est-il pas son extension à la planète ? Comment peut-on se dire démocrate et supporter que des millions d’hommes et de femmes soient opprimés, exploités et affamés autour de nous ? Enfin, la poussée des identités met-elle en cause la démocratie ? Constitue-t-elle un refus de solidarité envers autrui ? La recherche de différenciation ne vise-t-elle pas la hiérarchisation et ne conduit-elle pas à une forme de racisme ? À l’inverse, ne désigne-t-on pas par « démocraties » des États-nations qui ont allégrement bafoué le droit des minorités ? Et si l’essor des identités relevait, précisément, d’une volonté démocratique ? La démocratie, un peu mal en point aujourd’hui, ne pourrait-elle pas s’en trouver renforcée, croître et embellir ? L’introduction qui suit montre combien la relation entre identités et démocratie est complexe, variée et en profond renouvellement.

Article
Ronan Le Coadic (éd.) (2003). Identités et démocratie, Rennes, Presses universitaires de Rennes, pp. 21-33 et 403-409 (Conclusion)

Modernité aiguë et minorité

(2002) Les Cahiers du Cériem, n° 9, juin, Université de Rennes 2, pp. 49-63.