Vue d’ensemble des ouvrages
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Ouvrages

Comment comprendre la vigueur du renouveau culturel breton des années 1990 et simultanément la faiblesse de l’expression politique de la singularité bretonne ? Est-il judicieux de réduire la spécificité bretonne à la langue et à la culture ? Les Bretons, après avoir réévalué leur identité, vont-ils passer de l’émotion à la réflexion ? Vont-ils oser affirmer leur existence dans un monde en mutation ? Finalement, pourquoi être breton aujourd’hui : n’est-ce pas par humanisme ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles ce livre invite à réfléchir.

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Ronan Le Coadic (2002). Bretagne, le fruit défendu ?, Presses Universitaires de Rennes, 192 p.

En Bretagne, autrefois, le communisme a su gagner à lui le cœur des paysans bretonnants du Trégor et de Haute Cornouaille. Le fait est d’autant plus surprenant que les agriculteurs sont généralement allergiques au communisme et que les campagnes bretonnes sont réputées très conservatrices. Alors, pourquoi ?

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Ronan Le Coadic (1991). Campagnes rouges de Bretagne, Skol Vreizh (épuisé), 83 p.

Articles et chapitres extraits

Retour sur une célèbre définition du nationalisme

Article
Ronan Le Coadic (éd.) (2018). Francis Favereau : mélanges en hommage au passeur de mémoire, Skol Vreizh, p. 433-449

Nouvelle approche du « modèle breton »

Résumé : Au cours des Trente glorieuses, les agriculteurs bretons se sont lancés dans un rapide et vigoureux mouvement de modernisation, qui s’est traduit par une considérable augmentation des rendements agricoles. L’abondante production agricole bretonne qui en découle nourrit, depuis lors, une industrie agroalimentaire puissante, premier employeur de la péninsule, d’où l’expression de « modèle breton ». Or, l’agriculture bretonne étant en difficulté depuis une vingtaine d’années et de nombreux emplois étant menacés dans les industries agroalimentaires, on parle beaucoup désormais de « crise du modèle breton ». Nous montrerons que ce que l’on appelle généralement le modèle breton est, en réalité, le « modèle blanc » breton, fondé sur un substrat philosophique catholique, aux implications sociétales et culturelles fortes. Puis, nous soulignerons qu’il existe, de fait, un modèle concurrent : le « modèle rouge » (c’est-à-dire un modèle lié à la gauche). Enfin, nous évoquerons une troisième voie, conçue par un anarchiste (Emile Masson) dans les années 1910 mais jamais mise en application, ce pourrait être le « modèle noir ».

Article
Guillaume Oudaer, Gaël Hily, Hervé Le Bihan (2015). Mélanges en l’honneur du professeur Yves Lambert, TIR, p. 91-104.

L’autonomie, illusion ou projet de société ?

Résumé : Selon une analyse très répandue aujourd’hui, la société contemporaine serait caractérisée par une vaste autonomie des acteurs ; pourtant, ce n’est pas parce que l’hétéronomie autoritaire a régressé au cours des dernières décennies que toute forme d’hétéronomie a disparu, ni que l’autonomie s’étend automatiquement à toute la société. Les domaines dans lesquels le terme « autonomie » est actuellement d’usage courant sont multiples et les acceptions scientifiques du concept fort diverses ; est-ce à dire qu’un même mot est employé pour désigner des faits irréductibles entre eux ou bien n’est-il de véritable autonomie que complexe, tant individuelle que collective ? En tout cas, l’autonomie est moins, aujourd’hui, une réalité, qu’un projet de société, à la fois exigeant, limité et novateur.

Article
(2006) Cahiers internationaux de sociologie, vol. CXXI, Université de Rennes 2, p. 317-340

De Bretagne et d'ailleurs. Mélanges offerts à Anne Guillou

La seconde mort d’Émile Masson

Résumé : Émile Masson, philosophe libertaire breton du début du xxe siècle, a réalisé une œuvre tout entière axée sur la libération de l’homme. Il aspirait à une société cosmopolite, écologique et respectueuse de la différence. Son éthique de l’action était fondée sur la pédagogie, la tolérance et la non-violence. Pourquoi donc a-t-il sombré dans l’oubli ?

Article
Guichard-Claudic, Lacombe, Papinot (2004). De Bretagne et d’ailleurs. Mélanges offerts à Anne Guillou, Presses Universitaires de Rennes, p. 149-153

Nul n’est prophète en Basse-Bretagne

Résumé : Peut-on dire d’Émile Masson (1869-1923) qu’il fut un « prophète » ? Certainement pas au sens classique puisqu’il était athée et qu’il ne prétendait nullement être un devin inspiré des dieux… En revanche, il ne fait guère de doute qu’il ait souhaité révéler des vérités cachées à ses contemporains, d’une part, et qu’il se soit considéré en avance sur son temps, d’autre part. C’est en ce sens qu’il évoque en partie une figure prophétique. L’auteur tentera donc de démontrer dans cet article à quel point sa pensée fut vraiment en avance sur son temps. Les historiens savent combien on peut être tenté d’interpréter le passé à la lumière des préoccupations du présent, au point de sombrer parfois dans l’anachronisme. En abordant la vie et l’œuvre de Masson, cependant, il semble qu’on ne court pas ce risque, tant sa réflexion et ses actes paraissent explicitement anticiper nos interrogations contemporaines et parfois même leur fournir quelques réponses. L’auteur prend trois des grands thèmes de réflexion de Masson pour étayer ce propos : l’autonomie de l’individu, la reconnaissance de l’altérité et l’éthique de l’action.
 

Article
J.-Didier Giraud, Marielle Giraud (2003). Émile Masson : Prophète et rebelle, Presses Universitaires de Rennes, p. 51-65

Le Fruit défendu : force de l’identité culturelle bretonne et faiblesse de son expression politique

Résumé : Dans le contexte de renaissance régionale qui caractérise l’Europe d’aujourd’hui, la Bretagne se distingue par un fort contraste entre la vivacité de son dynamisme culturel et la déficience de son expression politique. Ceci peut s’expliquer par le fait que la singularité bretonne, longtemps dépréciée et refoulée, ne fait l’objet que d’une réévaluation progressive : si ses connotations négatives s’estompent dans le domaine culturel, il n’en est pas encore de même sur le plan politique, où elle demeure taboue face à un État central qui conserve un caractère en partie sacré. Divers indices, cependant, laissent penser qu’il n’est pas exclu que l’identité prenne bientôt, en Bretagne comme ailleurs, une dimension politique dont les modalités sont envisagées ici sous la forme de trois scénarios.

Article
(2001) Cahiers internationaux de sociologie, vol. CXI, Université de Rennes 2, p. 319-339

Comment peut-on être breton, paysan et communiste ?

(1996). Cahiers internationaux de sociologie, vol. CXI, Université de Rennes 2, p. 319-339

Boked ruz Breizh-Izel : geneliezh ur vro gomunour

(1992). Klask, vol. II, Université de Rennes 2, p. 15-25 (breton)

Société et religion en Léon – Pays d'Accueil des Enclos

Les campagnes rouges de Bretagne

(1993) Actes des conférences 1992 de l’université d’été des enclos et des monts d’Arrée, Landivisiau, p. 35-51

Les campagnes rouges de Basse-Bretagne : aux origines d’un bastion communiste

(1991) Les Bleus de Bretagne de la révolution à nos jours, actes du colloque de Saint-Brieuc-Ploufragan, 3-5 octobre 1990, Saint-Brieuc, Fédération «Côtes-du-Nord 1989», p. 385-402

Mémoire de maîtrise

(inédit)

Ce document porte sur le Front de libération de la Bretagne (FLB), une organisation clandestine – ou plutôt une nébuleuse de petits groupes clandestins – ayant eu recours à la violence, de 1964 à 2000, pour défendre des revendications bretonnes.
Le texte, de 154 pages, comprend trois parties : un historique ; une présentation des principaux thèmes idéologiques développés par le FLB ; puis quelques éléments de réflexion sur les causes de son insuccès. Il est suivi d’un corpus de 264 pages, rassemblant articles de presse, communiqués, interviews et manifestes.
Il s’agit d’un mémoire ancien, rédigé en 1984 pour l’obtention d’une maîtrise de science politique (équivalent d’un master 1 actuel), dans le cadre d’un cours d’analyse des idéologies. Je suis conscient de ses insuffisances mais, ayant lu dans un ouvrage de 2012 que « les luttes nationalitaires violentes incarnées par le FLB ne sont que très partiellement abordées » par la recherche universitaire et que le présent mémoire « reste, malgré son ancienneté, une référence souvent reprise », il m’a semblé utile de le mettre en ligne. (Cf. Porhel Vincent, 2019, « Parcours d’un autonomiste breton (1976-1979) », in Christian Bougeard, Gilles Richard, et Jacqueline Sainclivier (dir.), L’Ouest dans les années 68, Rennes, Presses universitaires de Rennes, p. 207‑218, note 7).

Le mémoire
Corpus, volume 1

Corpus, volume 2
Ronan Le Coadic (1984). Analyse des idéologies : le Front de libération de la Bretagne.
Mémoire en vue de l’obtention d’une maîtrise de science politique sous la direction de M. Maurice Robin. Université Paris X – Nanterre, 1984

Journaux
& revues grand public

Bonnets rouges et rouges bonnets (Les « Bonnets rouges », la Bretagne
et l’écotaxe : les Bretons semblent douter du politique)

Article
Le Nouvel Observateur, 6 novembre 2013

Bonnets rouges et colère noire (La grogne bretonne, creuset des révoltes
françaises ?)

Article
Le Monde, 6 novembre 2013